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jueves, 13 de abril de 2023

CLAUSTROS



Claustros, el ritmo inquebrantable

en espacios de misterio

Sembrados allende el tiempo

Donde san Benito y san Bernardo;

Letanías que ruedan en los siglos

Como los neumas que acarician sus piedras,

Sus arcos,

Su elocuente cadencia.

Claustros que espaciaron

Procesiones fragrantes,

Que entonaron con sus monjes

Y sus monjas

Al Cristo de Dios,

De un Pueblo, el clamor inusitado.

Claustros que hablan con su silencio,

Que esperan con su secreta resonancia

Y sus capiteles

Con historias,

Con su acanto,

Con sus viejos órdenes o sus geometrías,

Con sus oculus que bajan

El sol y la luna de lo alto.

Claustros a los que se vuelve

Cuando el mundo ruge,

Cuando el cielo se oscurece,

Cuando quien busca a veces

(Pareciera) vanamente

En el cemento

Necesita de Dios, Su silente abrazo.

En ese íntimo cuadrilátero

Donde la fuente canta,

Sí: el hombre lo encuentra

en su arcano templo santo.

                                            Solesmes, 14 de septiembre de 2019

(C) Tomado de Merello-Guilleminot, E. (2021) - Dialogos - Poesías y relatos varios, España, BoD.

Imagen: Claustro de la Abadía de Santo Domingo de Silos (España)

viernes, 2 de diciembre de 2022

LE RYTHME DU CHANT GREGORIEN, LE NOUVEAU LIVRE DE DOM JACQUES-MARIE GUILMARD

 Il y a près d’un siècle qu’a été publié par Dom André Mocquereau le deuxième tome du Nombre Musical Grégorien ou Rythmique grégorienne – Théorie et pratique. Ce livre de grande taille semblait fournir l’enseignement définitif, adressé à un large public, sur le rythme du chant grégorien. Le sujet était délicat et passablement controversé. Dom Joseph Gajard – disciple et collaborateur de Dom Mocquereau pour la rédaction de cet ouvrage – se fit le continuateur et le propagateur des idées de son maître.

Dans sa longue préface au Liber Usualis de 1903, parue vingt ans plus tôt, Dom Mocquereau avait établi les principes de sa conception du rythme, conception qui a été popularisée sous le nom de « Méthode de Solesmes ». Cependant, il n’avait pas eu recours aux données des manuscrits antiques, alors que ceux-ci sont l’unique source ayant transmis le répertoire du plain-chant, tel qu’il a été pratiqué au Moyen âge, qu’il a toujours été aimé des savants et des humbles, qu’il a été « canonisé » par saint Pie X et finalement qu’il a été reconnu par le dernier Concile œcuménique comme étant le « chant propre de la liturgie romaine ». Pourtant, toutes les données rythmiques du chant grégorien étaient là à portée de main, prêtes à révéler leurs « secrets ». Les signes neumatiques grâce auxquels le grégorien a été conservé et a traversé les siècles, disaient jadis et nous disent maintenant, comment actualiser les mélodies et comment les « rythmer » de manière adéquate, afin d’exprimer « avec sagesse » la Parole de Dieu et ses nuances, ainsi que le demandait le Psalmiste.

Dans le présent ouvrage, Dom Guilmard s’exprime d’une manière rigoureuse sur cet important sujet qui dépasse de loin la question des ictus et des répercussions. Il décrit les bases d’une saine mise en pratique des données antiques. Il le fait avec clarté, en utilisant des outils scientifiquement incontestables. En cela, pas d’invention, ni de fausse relecture : il lui a suffi de revenir à la simplicité des choses parfois cachée par l’évidence. Il s’est mis à l’école de Dom Eugène Cardine, qui a été le « Champollion des signes neumatiques ». On connaît son ouvrage, La sémiologie grégorienne, publié en 1968 et désormais accessible dans le monde entier selon une quinzaine de langues. 

           "Le grégorien ne dépend aucunement d'une esthétique musicale préexistant" nous dit Dom Guilmard.                                       

Comment saisir l'originalité de Le rythme du chant grégorien? Laissons à son auteur qui nous le dit en ces termes : « C'est une présentation complète du rythme grégorien, y compris de ce qu’on ne parle jamais, au plan du rythme, les "sons flous"; une exposé théorique, mais illustrée et ouvrant sur la pratique concrète. Une exposé sur le lien entre rythme et notation, son utilité et limites, desquels on n'en parle jamais. » Puis il ajoute : « Le rythme grégorien est oratoire (comme le disait Dom Pothier), mais il est aussi verbal et syllabique ; il est différencié. » Et nous réfère à certains aspect que sont traité dans son livre : « On donne la valeur d'un pes long par rapport à des valeurs syllabiques, et d'un pes rotondus par rapport à des valeurs des valeurs diminuées. On donne le rapport entre valeur syllabique et valeur allégée. On donne une manière de chanter ces différentes valeurs. » Finalement, il s’exprime au sujet du rythme et la modalité, dont il fait une approche originale.

Le plan du livre de Dom Guilmard est simple et la lecture en est facile. On retiendra que le grégorien ne connaît pas de nombre, car celui-ci n’appartient pas au latin tel qu'il est dans la prosodie biblique, la langue maternelle du grégorien ; il ignore les mesures qui viennent de l’univers de la musique (et non pas du chant), et qui s’imposent seulement dans certaines conditions, en particulier s’il y a une certaine forme de simultanéité ; il n’y a donc pas de « temps » dans le sens quantitatif, comme on le conçoit aujourd’hui. Le rythme grégorien est tout naturellement le rythme de la Parole de Dieu que le chant orne de sa beauté supérieure au milieu de l’action liturgique. Par conséquent, c’est le rythme du latin, avec sa délicate alternance des syllabes toniques et atones, ses durées syllabiques, sa phraséologie et la structure modale qui lui sert de cadre. Dom Guilmard nous le rappelle : « La première donnée rythmique se situe dans le mot, [car] toutes les cellules rythmiques sont d’ordre verbal et dépendent des accents. » Ainsi, aucune structure pré-conçue n’enferme la Parole de Dieu. Dom Guilmard ajoute avec justesse et clarté, que les signes anciens ont été « transcrits pour faire connaître le grégorien, et non pas pour le cacher ».

Donc, la nouveauté de l’ouvrage est triple.

- Pour la première fois, le lecteur découvre une vision complète et ordonnée de la nature du rythme grégorien. Mêmes les sons « flous » n’ont pas été oubliés. De nombreux exemples et des applications pratiques élargissent la perspective.

- En outre, la différenciation des « valeurs » est traitée d’une manière exhaustive, en dehors des classifications artificielles.

- Enfin, le lien entre rythme grégorien et la modalité est exposé selon une approche toute nouvelle. 

Dans le célèbre Atelier de Paléographie Musicale de Solesmes, où sont conservées des copies centenaires de manuscrits grégoriens – l’une d’elles a été exécutée par le futur Cardinal Pitra – on remarque une phrase gravée sur la pierre, qui fixe splendidement l’objectif des grégorianistes: « Rechercher la pensée de nos Pères, nous effacer devant leur interprétation authentique, soumettre humblement notre jugement artistique au leur, c’est ce que demandent à la fois l’amour que nous devons avoir pour la tradition entière tant mélodique que rythmique, et le respect d’une forme d’art parfaite en son genre. »

Ayant toujours cet idéal devant les yeux, Dom Guilmard se soumet fidèlement à la tradition originale et originelle de notre beau chant grégorien, afin de la mettre en valeur au profit de notre génération et de celles qui nous suivront.

Enrique Merello-Guilleminot

Le rythme du chant grégorien 

Dom Jacques-Marie GUILMARD, moine de Solesmes

Éditions de Solesmes

editions@solesmes.com
www.abbayedesolesmes.fr
ISBN 978-2-82574-351-9

144 pages – 11,90 €

octobre 2022


 

martes, 2 de julio de 2013

El ritmo de los amanuenses

Un aspecto problemático y expuesto a las soluciones más inverosímiles, es el ritmo gregoriano. Sobre todo cuando se quiere razonar a partir de lo que la modernidad entiende como tal.

El estudio del ritmo gregoriano no debe desvincularse de la naturaleza eminentemente cantabile de esta clase de música. Constituye un lugar común, un topos en los viejos tratados, la referencia al ritmo libre del canto gregoriano. La explicación que sigue a este enunciado se reduce generalmente a la alternancia de módulos binarios y ternarios propuestos por dom Mocquereau hace un siglo atrás, a partir de los trabajos del marista Antonin Lhoumeau (1). Contrapuesta a la música mensurada venida de los tiempos de Franco de Colonia, la formulación del ritmo libre busca determinar algo que en su misma expresión parece tan indeterminado. La pregunta parece desprenderse naturalmente: por ser libre, ¿es un ritmo arbitrario? ¿Artificioso? ¿Y libre de qué?

Los intentos por rescatar el ritmo auténtico de los códices han sido numerosos y generalmente razonados a partir de la cuantificación de lo sonidos. Es el caso de Peter Wagner, quien sostenía que la mensuración del gregoriano existió  siempre, razonando a partir de la notación mensurada de la polifonía, originada en los tipos cuadráticos del gregoriano. O de dom Jules Jeannin, quien adjudicó a las notas valores caprichosos, conforme buscaba aproximarse a un tipo de mensura aprisionada en las barras del compás moderno. Menos afortunadas parecen ser las conclusiones de Georg Houdard,  para quien la unidad interna del neuma exige que éste valga un tiempo, independientemente de la cantidad de elementos componentes. ¿Cómo se soluciona operativamente la ejecución del neuma de 68 elementos sobre “iubilate” en el ofertorio Iubilate Deo, a partir de este supuesto teórico?



Fragmentos del OF Iubilate Deo (I semana del Tiempo Ordinario)
según el Graduale Triplex. La notación neumática que reproduce
fue tomada a su vez del ms. Einsiedeln 121/54.
 
EL RITMO, UNA CATEGORIA EXPRESIVA
 
La diversidad morfológica de los neumas adiastemáticos  (2) y el rol de la palabra, movieron a dom Cardine a encontrar los verdaderos fundamentos del ritmo gregoriano en dicha variedad neumática relacionada con el texto, y no en otro lugar. Es un ritmo que los notadores medioevales registraban como parte misma de la calidad expresiva de los signos: un ritmo de la cualidad y no de la cantidad.

Siendo una condición eminentemente dinámica de la música, porque lo es del movimiento, por definición, y porque otorga un determinado sentido al discurso musical, el ritmo se somete en el gregoriano a las condiciones impuestas por la lengua latina. Desde esta perspectiva, la melodía surge como desprendida por así decirlo, del texto y su musicalidad propia. Y aún cuando es muy ornamentada y pareciera independizarse, el ritmo le sirve en un plano más profundo, para atraer la atención del auditor hacia las palabras principales, en el aspecto más espiritual que material de las mismas.

El ritmo gregoriano es libre sí, en tanto no enjaulado en el rigor del compás y del metrónomo, pero aún es menos libre que el de la música figurada, por cuanto sus elementos están perfectamente determinados desde un punto de vista semiológico, uno por uno. Todo ello da lugar a una sistemática que no se sostiene por normativa mensuralista de ningún tipo, y que tiene su clave en el valor silábico, entidad básica de la palabra latina. Una simbiosis texto-melodía que es también sílaba-sonido. Demostración que la escritura gregoriana más primitiva es una pauta de la expresión y del ritmo antes que de la melodía, sobreentendida por los notadores, en virtud a una tradición oral largamente institucionalizada.

                                                                                Enrique Merello-Guilleminot


(1)Cf. GUILMARD, Jacques-Marie: La teoría rítmica de dom Mocquereau (trad. Anamaría CLEDON PAZOS) revista “Sinfónica” Nos. 84/85 (Montevideo, Enero & Febrero de 2002).
(2) La escritura no interválica precedió al sistema de líneas, que se introdujo progresivamente a fin de precisar la altura de los sonidos.