miércoles, 1 de abril de 2015

Un regard aux problèmes de la réimplantation du chant grégorien dans la Liturgie d’aujourd’hui


«Il y a une musique qui aide à la prière et à l’élévation de l’âme vers Dieu, et il y a une autre qui la empêche, une musique spirituelle et d’autre sensuelle ». C’étaient les mots du Père Abbé de Solesmes prononcés dans le cadre du Congrès internationale de musique sacrée célébré à Rome il y a déjà plus de 25 ans. À cause de sa précision en résumer le problème de l’implantation du grégorien en ces temps actuelles, c’est son les mots plus appropriés pour commencer cettes réflexions dans lesquelles je voudrais mettre en lumière quelques aspects relatifs à la marche du chant grégorien après de 150 de restauration (1), en laissant par contre en évidence certaines réalités paradoxales.

Il y a quelques années, plus précisément à la fin du dernier siècle, le chant grégorien était au sommet de l’intérêt des médias, d’après la réédition des anciens discs laser du chœur de moines de l’abbaye de Santo-Domingo de Silos, Espagne. Sa capacité de surpasser les ventes d’artistes populaires avait étonné à plus d’un curieux. Certes, jamais le grégorien n’avait pas eu un auditorium tellement élargi ; un « succès » -si l’on peut dire- que personne n’aurais jamais imaginé, au regard de l’allure particulier de ce genre musical vocal : son austérité matériel, son élan toujours inspiré par les réalités du Ciel, sa raison d’existence justifié par la foi chrétien de laquelle est un véhicule incomparable.

À cette époque-là, qu’il grégorien soit sur la vague était justement une raison de suspecte, en imaginant une mode du moment, ou bien une raison d’espoir, à l’scrute  des « signes du temps » de Jean XXIII (2);  une vague avec plus de romantisme produit de la besoin de l’homme de cette époque de fuir du bruit et des problèmes du monde moderne. Et, d’ailleurs, une raison d’espoir au regard de l’esprit missionnaire d’un pape –saint Jean-Paul II- qui a traversé  toutes les frontières pour annoncer l’Evangile du Christ, présence et action enfin, annoncés par plusieurs observateurs comme un vrai printemps de notre foi.

Sur le premier aspect, on pourrait réfléchir que la fuga mundi est évidement dans la nature du monachisme, duquel le grégorien reflet une part important de sa vie de renonce et de silence, mais évidement ici ne s’agit pas d’aucun romantisme. En tout cas, l’association du chant grégorien avec le monachisme es bien justifié à cause de la vie actuelle de l’Église plus que à cause des origines de ce répertoire (3).

En deuxième lieu, la nouveauté de l’Evangile fait vivre aux fidèles dans un esprit de pérenne printemps spirituel, ce que le grégorien transmette avec une clarté chair à tous que travaillent avec les sons pour se exprimer : du « divin » Mozart jusqu’à Messiaen. Comment, sinon, on peut chanter l’alléluia Pascha nostrum du dimanche de Pâque, avec ses neumes que s’ouvrent tel que les pétales d’une fleur belle, ce qui semble exprimer le resurgissant de la vie, des ombres jusqu’aux les lumières ineffables ?


Commencement de l’Alleluia Pascha Nostrum (Graduale Romanum, Solesmes, 1974).

CÉLEBRER LA VIE, CÉLEBRER DIEU

Depuis les temps de Charlemagne, ce répertoire liturgique évidement a traversé des époques diverses ; de temps dans lesquels il a été privilégié par les autorités civils jusqu’à nos jours, quand le grégorien est privilégié par les autorités ecclésiastiques, mais souvent négligé au plain pratique.

Il est bien connu que notre grégorien a été mise en place par des clercs établis à Metz vers 765, à la demande de l’évêque saint Chrodegang, en faisant subir une refonte à l’antique chant romain. Ce chant, à la fois romain et franc, c’est le chant que se réfère Charlemagne, lorsqu’il prescrit d’apprendre le chant romain dont l'usage avait été établi par son père Pépin le Bref : « [J’exhorte] que tous apprennent le chant romain (...) et se supprime l’office gallican, afin de garder l’unité avec la Siège Apostolique » (4).

Il s’agit du même chant reconnu en temps récents comme spécifique de la liturgie romain et demandé par Benoît XVI : « Enfin, tout en tenant compte des diverses orientations et de  diverses traditions très louables, je désire que, comme les Pères synodaux l'ont demandé, le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, soit valorisé de manière appropriée» (5).

« J’exhorte » et « je désire » : voici l’énorme distance, la grande arche du temps, le grand cachement produit au cours des siècles entre cette Admonitio generalis signée par Charlemagne l’an 789 jusqu’à Sacramentum Caritatis, rédigée par le pape émérite l’an 2007. Un loin parcours que d’une part a permit substituer un rite –le gallican- considéré inutile aux projets de l’empereur d’unification liturgique de la Gaule pour avoir une unification spirituel et social ; et d’autre,  lorsque on fait (aujourd’hui encore) des énormes efforts pour repositionner ce genre musical dans la vie des paroisses de toute la chrétienté, en mettant en valeur la tradition millénaire du grégorien, un valeur enracinée avec un langage convenable au mystère de Dieu et de son Eglise, plutôt que l’objet de musée que plusieurs veulent voir en lui.

Il est évident que à l’époque de Charlemagne avait un ordre politique différent ; c’était un temps dans lequel la religion se faisait présent d’une manière multiforme, omniprésent -multimédia, on dirait aujourd’hui- en teintant tout de sacralité.

Le chant, le cantus, composant fondamental du rite, y était une façon de dire, et dire de chanter. On trouve facilement dans les Sacramentaires de l’époque cette indication : « Gloria non cantetur… dicimus Gloria » ou bien « cantando antiphonam… dices antiphonam » (6). La même Règle des moines de saint Benoît de Nurse (in VI s.) ne faisait aucune distinction entre les mots cantare et dicere: « duo responsoria sine gloria dicantur… qui cantat dicat gloria » (7). Iégor Reznikoff nous dit que à cette époque-là, « cantare ne signifiait pas chanter au sens moderne du mot. On peut cantare au sens de dire et inversement (…). Bien mieux, on peut cantare en silence, ce que fait le prêtre sur les offrandes, pendant que l'Assemblée chante le Sanctus, que le prêtre, lui ne chante pas » (8). Alors, chanter ou dire, exprimait avec la même force, l’idée de célébrer : Chanter c’était célébrer, et tout l’ensemble de gestes, de signes, des parfums, goûts et couleurs que l’accompagnaient étaient partie inséparable de la célébration et en conséquence du chant sacré lui-même. On chantait avec toute la vie, selon saint Augustin: voix, cœur, œuvres, et tout contribuait au symbolum : unifier l’assemblé, unifier les fidèles vers le Christ, le Symbole du Père, car dans le Christ tous les choses sont unis : de l’alfa jusqu’à l’oméga, le ciel et la terre, tous les hommes en Lui. Pour cela, l’extrême simplicité de la monodie grégorienne c’est le meilleur  pour que mens nostra concordet voci nostrae (9), tel que l’enseignait saint Benoît.

Tout cela comportait le cadre d’une véritable « civilisation liturgique », (10), et non pas seulement au plain du mariage de l’Etat carolingien avec le Papauté.

VOX CLAMANTIS IN DESERTO

Loin de cette « civilisation liturgique » nous vivons plus précisément  au milieu d’une autre civilisation, la « civilisation de l’spectacle » (11), où est fort difficile de trouver les échos de ce cantus vécu comme expression connaturelle aux mots sacrée au milieu de la liturgie et quelques fois, plus simple, trouver des mises en scène de gout inqualifiable. L’ars celebrandi a été oublié car parfois nous oublions l’esprit de la liturgie, sans tenir en compte que l’Eglise c’est avant tout une assemblée de fidèles de Dieu (12) ou mieux encore, une « société de la louange divine », selon la belle formule de dom Guéranger (13).

C’est une réalité paradoxal constater que les chœurs de laïcs, certains plusieurs fois primés pour ses enregistrements dont le Chœur grégorien de Paris, et le gros ensemble de documents pontificaux issu de Rome depuis Leo XIII jusqu’à nos jours, se confronte avec la réalité de la pratique liturgique tellement réduite. A Paris, trouver un endroit pour chanter ou bien pour entendre la messe avec le grégorien c’est jouer à la chasse au trésor, au sens plus précise de l’expression, situation semblable au reste de la France. Et voyez, nous parlons d’un pays uni de la manière plus étreinte avec la naissance de ce répertoire !

Moi, je peux vous dire quels sont les difficultés de vouloir implanter le grégorien par exemple en Afrique, mais aussi en l´Amérique latine. À l’Uruguay, petit et lointain pays peuplé par 3 millions de personnes considéré le pays le plus sécularisé –40% de sa population se déclare  athée ou agnostique- de l’Amérique Latine, après de 25 ans de travail sur place avec la Schola Cantorum de Montevideo, on peut compter avec les doits d’une seule main les endroits où est possible écouter de temps en temps aucune pièce du répertoire grégorien pendant les messes de paroisses.  


La Schola Cantorum de Montevideo en 2008. Pendant plus de 25 ans, l’institution a réuni d’hommes 
et des femmes issus de différents confessions religieux mais tous unis pour le même amour à Dieu et au grégorien

À la frontière, la situation de l’Argentine ou Brésil n’est pas trop différent, malgré ses dimensions gigantesques, situation peut-être semblable au celle du Canada. À ce sujet, nous dit Jean-Pierre Noiseaux, directeur de la Schola Saint Grégoire de Montréal :

 « Lors de la diffusion récente sur les ondes de la Société Radio-Canada d'un documentaire sur la culture country, on pouvait voir entre autres choses des extraits d'une messe où l'animateur country, qui avait l'air heureux comme un poisson dans l'eau, chantait plutôt comme un diable dans l'eau bénite. Mais l'assemblée était émue aux larmes d'entendre ses chansons (…). Soit, il y avait là une véritable communion fraternelle, mais elle manquait sérieusement d'universalité. J'avais en outre la désagréable impression que l'Eucharistie ne pouvait qu'être accessoire dans ce contexte et qu'on y célébrait bien davantage la sensiblerie humaine que le Mystère divin. On pourrait citer bien d'autres exemples, en particulier des célébrations où l'on se permet sans aucun discernement d'introduire dans la liturgie des éléments d'une désolante trivialité ou qui conviendraient davantage à une rencontre sociale qu'à une assemblée liturgique;  mais il suffit de constater que dans pareils cas, il devient inutile de penser à introduire le moindre chant grégorien» (14).

Certes, la présence de l’animateur liturgique renforce cet aspect de « spectacle » que les célébrations risquent de devenir, d’abord car la liturgie n’est pas un endroit pour l’enseignement proprement dit; et en deuxième lieu, lorsque on prend main aux « des genres musicaux qui ne sont pas respectueux du sens de la liturgie », tel que exprimait Benoît XVI (15).

A la messe ou à l’office, la musique n’est un soutien de rien, un élément du décor ou la bande de sons du culte. Plus mieux, c’est le rite lui-même, surtout en quelques moments très précis de la Liturgie, ce qui demande une participatio actuosa (16) et non pas celle d’un spectateur passif. Alors, lorsqu’on chant une seule pièce grégorienne au milieu de célébrations peu soignée on a l’impression de chanter au désert. La vérité du grégorien se brise avec des mélodies sensuelles –au cas qu’il ait d’autres musiques- ce qu’est pénible pour le résultat non pas si esthétique que spirituel au regard des fidèles. Loin a resté l’idée augustinienne que le chant est un instrument privilégié de l’esthétique qui fait pénétrer l’éthique dans l’âme ; que la musique sacrée est un puissant instrument de conversion et non pas un sujet de discussion entre les documents et dans les actes.


Présentation du Graduale Novum au Pape Benoît XVI, le 8 février 2011. Il s’agit d’un livre de grande valeur, surtout pour les érudites, mais sans aucune répercussion au plain pratique (http://www.clamaveruntiusti.org/page37.php).

GOUTER LES NEUMES COMME LE MIEL PROMIT.

Comment faire pour changer le préjugé qu’assure que le problème de la réimplantation du grégorien dans les paroisses c’est par le déclive du latin ? Comment faire pour que la situation de ce chant au présent ne soit celle d’une « magnifique cathédrale en ruines » tel qu’on a dit ? Sans doute, en ayant la certitude que la langue de la liturgie devrait être le latin et non pas d’autre (17), tel que pour chanter la fin de la Neuvième Symphonie de Beethoven il faut chanter en allemand et non pas en français. Il serait une question de sens commun plus que de sonorité, mais aussi une question de volonté.

Avant tout, les Evêchés devraient renseigner dans les Séminaires et dans toutes les communautés chrétiennes que convienne louer Dieu dans le langage de la Vulgate, de la tradition catholique, du Vatican II, c’est-à-dire de l’Eglise romaine, même si nous sommes loin de la culture classique, même si les régionalismes ou modes musicaux séduisent davantage que ce répertoire sacrée ou enfin, même si les distances géographiques font penser que le chant grégorien est une expression « importée » de l’Europe, un problème que concerne aux pays extracommunautaires  qui ont une forte présence d’ethnies locaux, où sa musique traditionnelle est fort enracinée. Sans consituer sans doute l’idéel, j’ai proposé en temps récent (voir France Catholique Nº3370, 20 octobre 2013) une solution de possible cohabitation pour que personne ne se sente exclu du langage choisi pour faire une Liturgie convenable à la sacralité.

Le répertoire grégorien en son long parcours, pour sa richesse a pu s’adapter aux contextes diverses et justement pour cela survivre aux vagues musicaux, en marchant à coté de l’Eglise autant que son manière historique de chanter sa foi, laisse d’un l’air l’idée qu’il existe depuis toujours.

Pour le chanter il faut être conscient de cette profondeur de douze siècles d’antiquité de célébrer et « incarner » la Parole de Dieu. Il faut prendre le temps, même si ce chant n’a pas de temps, autant qu’expression de la qualité et non pas de la quantité. C’est donc, un chant de l’éternité qui reflet tel qu’un miroir les réalités célestes pour les retourner vers le Ciel. Cette caractéristique fait que loin de nous ramener au passé, soit un langage du présent, actuelle, approprié à notre temps qui a de plus en plus besoin de la simplicité et de la beauté de la foi pour mieux comprendre Dieu qui est la Beauté par définition, la source de toute musique et de tout art véritable. Également, pour le chanter il faut prendre le temps pour le goûter, tel que le lait et le miel de la Terre qu’on a promit (18). Même si n’est pas juste penser qu’il soit un chant angélique, mais profondément humain. En effet, tel que le psalmiste, on chante Dieu avec toute notre humanité, notre grandeur mais également et surtout, avec nos misères, sans le cacher rien.

Les moines ont surveillé et ont pratiqué le chant grégorien depuis les temps du Moyen âge. A tel point, que s’a installé même chez les curés l’idée (fausse !) que chanter une messe avec grégorien c’est «faire de la liturgie de la messe, une liturgie monastique ». En tout cas, le monachisme –expression radicale pour l’Évangile- en vivant la hesychia, la solitude contemplative du cloître, a pu trouver les liens intimes entre  chanter et célébrer. Le moine chante tel que vie, avec le don de soi et dans la joie d’une Pâque pérenne, que n’est pas d’autre que celle du Ressuscité.

C’est à nous de vivre notre propre expérience contemplative avec nos moyens et au milieu du monde. Ainsi seulement nous pourrons vivre le miracle quotidienne d’un printemps sans fin, en faisant fleurir notre rose au désert, que n’est pas d’autre chose que fêter le miracle de la vie en toute sa dimension.

                                                                          Dr. Enrique Merello-Guilleminot




(1)  En 1864 fut distribué à la communauté solesmienne Benedictiones mensae, qu’on peut considérer comme le premier ouvrage de grégorien restauré, à coté du Directorium chori.
(2)  Il s’agit d’une expression déjà utilisé par de Pie XII en 1947 qu’on trouve également dans la revue La vie intellectuelle publié par les dominicains français en 1949, avant d’être utilisé par le pape Jean XXIII, notamment en la bulle Humanae Salutis (25 de décembre de 1961) qui a convoqué au concile Vatican II.
(3) En effet, n’est pas possible soutenir du point de vue historique l’action des moines dans la création du chant grégorien, un chant que fut d’abord de cathédrale et non pas de cloître. Egalement, le rôle joué par les moines dans sa diffusion « a été modeste ou tardif » (Jacques-Marie GUILMARD, Nécessité et limites du recours aux mélodies pour établir l’histoire de la création du chant grégorien, II, Ecclesia Orans, 1999/3, Pontificio Istituto Litugico di Roma).
(4) CHARLEMAGNE, Admonitio generalis, n.80 (23 mars 789).
(5) BENOÎT XVI, Sacramentum Caritatis, Exhortation apostolique post-synodale aux évêques, aux prêtres, aux diacres, aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'Eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'Église, n. 42 (Rome, 22 février 2007).
(6) Par exemple les Sacramentaires d'Angoulême (ca. 800) ou d'Amiens (IXème s.) (Iégor REZNIKOFF en Le chant grégorien et le chant des Gaules, Actes du colloque “Musique, littérature, société au Moyen Age”, Université de Picardie, Amiens, mars 1980-Paris, H. Champion, 1981).
(7) Saint BENOÎT, Règle de Moines, IX, 6.
(8)  Iégor REZNIKOFF, ibid.
(9) Saint BENOÎT, op. cit., XIX, 6.
(10)  Etienne DELARUELLE, La Gaule chrétienne à l’époque  carolingienne, en la “Revue d’Histoire de l’Eglise de France”, XXXVIII/131, 1952, p. 69.
(11)  Mario VARGAS LLOSA, La civilización del espectáculo, Barcelona, Alfaguara, 2012.
(12)  Ecclesĭa ou ἐκκλησία veut dire justement assemblée.
(13) C’est justement le titre de son ouvrage posthume  L’Eglise ou la Société de la Louange Divine (Solesmes, 1875).
(14) Jean-Pierre NOISEUX, L'intégration du chant grégorien dans les célébrations liturgiques paroissiales: une question de volonté avant tout, dans LAUDEM, Revue de l'Association des musiciens liturgiques du Canada, no. 36, Automne 2007-Hiver 2008, pp.15-19.
(15)  BENOÎT XVI, Sacramentum Caritatis, n. 42.
(16) Constitución Sacrosanctum Concilium, n. 48 (Rome, 4 décembre 1963).
!17) Constitución Sacrosanctum Concilium, n. 36.
!18)  Ex 3,8.

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